NFC

La France serait-elle pour une fois en avance technologique sur son temps ? Sur la technologie NFC (Near Field Communication, technologie de communication sans contact), il faut croire que oui !

La route a été longue (presque 15 ans depuis la création de la start-up Inside Contactless, précurseur en la matière, qui s’est positionnée sur le développement de cette technologie en 1995 !), mais le déploiement massif du NFC sur mobile, ou plus vulgairement « sans contact mobile » est maintenant imminent puisque prévu pour 2010.

Le projet était d’une grande complexité  de par le nombre et l’hétéroclisme des acteurs en jeu : organismes de normalisation (ISO, ETSI, Global Plateform), constructeurs (LG, Samsung, Nokia), développeurs/concepteurs (Inside Contactless), opérateurs mobiles (Orange, SFR et Bouygues Télécom), transporteurs (dont RATP, Veolia, SNCF), entreprises de la grande distribution (dont Fnac, Auchan, Carrefour), banques (dont CIC, Crédit Mutuel, BNP), sociétés de carte de crédit (Visa et MasterCard), coordonnés via des associations de promotion (AFSCM), groupes de travail (NFC Forum), et groupes de normalisation dédiés (ULYSSE pour les transports, AEPM pour les banques, ERGOSUM pour la grande distribution). Après un long parcours sinueux semé d’embuches, les récents tests grandeur nature effectués (notamment le tout premier à Grenoble en 2007, ou plus récemment à Nice) montrent un accueil très favorable du public avec un taux d’abandon nul des utilisateurs lors de la phase de test.

Bien que déjà utilisée au Japon, qui compte quand même 35 millions d’utilisateurs mobile rien qu’à Tokyo, le succès quasi assuré de cette technologie en France devrait malgré tout être une première mondiale. En effet, le taux de pénétration des bouquets de services s’appuyant sur la technologie promet d’être particulièrement élevé. Ceci grâce d’une part à la collaboration remarquable des différents acteurs cités ci-dessus, d’autre part au taux d’utilisation presqu’inégalé au monde de la carte bancaire sur le territoire français (avec 78,6 millions de cartes bancaires en circulation en 2006 et une utilisation pour près de 40% des transactions), et enfin à un business model garantissant la gratuité de l’accès aux services pour le consommateur.

Si l’utilisateur semble près à franchir le pas (et la praticité de ces applications n’est plus à démontrer), la mise en œuvre est beaucoup moins évidente. Heureusement, le NFC tel qu’il a été conçu possède des caractéristiques  techniques permettant de répondre aux contraintes de ce vaste marché des services de paiement mobile sans contact.

En effet le NFC apporte :

  • La sécurité : les données des applications sensibles (paiement et transport) sont stockées sur la SIM de l’opérateur, ce qui permet d’une part un backup des données de facturation par un envoi over-the-air vers la base de données de l’opérateur, et d’autre part une mise en opposition par l’opérateur immédiate et totale (i.e. elle touche tous les services souscrits par le client)
  • La continuité de service : la puce est passive, ce qui permet un contrôle des titres de transport avec une batterie à plat.
  • L’adaptabilité : le mobile s’adapte à l’infrastructure (notamment la billettique électronique déjà déployée par les transporteurs).
  • L’ouverture : le NFC est standardisé de manière ouverte et internationale, ce qui permet l’utilisation du standard par des acteurs plus marginaux que les conssortium précités (banques associatives développant des solutions de microcrédit par exemple).

Techniquement parlant, le NFC est en réalité une sous catégorie de RFID. Il s’agit d’une technologie de communication point à point en champs proche. Côté téléphone, le composant est passif et alimenté par la borne. La fréquence de transmission est de 13,56 MHz, la portée inférieure à 10cm (10 mètres pour le bluetooth), et la bande passante de 424 kbps.

Pour les consommateurs qui voudraient bénéficier des services NFC sans renouveler leur téléphone, la société Twinlinks planche sur une solution permettant d’ajouter la technologie NFC aux téléphones qui en sont dépoiurvu via une liaison Bluetooth.

Les opérateurs tablent sur 40% de pénétration à l’horizon 2012, et Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France, s’est engagé pour un déploiement dès 2009 dans la région capitale.

Moneylib constate, et réitère son leitmotiv, les nouvelles technologies œuvrent chaque jour en faveur de la moneylibération !

Pour de plus amples informations :
www.payezmobile.com
www.afscm.org
www.nfc-forum.org

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